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Trailer Ciné # 5 (bis) : Reign of Death

Nouveau trailer pour Reign of Death qui me donne toujours l’envie de voir ce film.

See The Day

Tiens c’est Thanksgiving aujourd’hui.

Je me serais bien vu écrire un truc sur comment je suis en train de préparer une dinde et tout ce qui l’accompagne. Sur comment j’allais m’installer devant la TV une Bud à la main pour regarder un match de football US. Ce match qui me pourrait me donner des systèmes lorsque j’irai jouer avec toute ma famille dans le jardin.

Ouais mais pas de bol, je suis végétarien donc la dinde, elle repassera. Et plus, je ne suis pas du tout américain. Donc je remballe mes clichés et traditions qui ne m’appartiennent pas et trouver autre chose. D’une manière générale, ce blog s’articule sur les séries TV, la littérature, le cinéma, la musique et un peu de sport. Donc qu’aurais-je du écrire ?

 

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Lecture # 9 : Sacred

Patrick Kenzie et Angela Gennaro se retrouvent kidnappés par le milliardaire Trevor Stone afin de résoudre une affaire. Déjà atteint d’un cancer et veuf depuis un accident de voiture, son unique fille a disparu et il en va de même pour le premier enquêteur engagé de la retrouver. Contraint, on retrouve notre duo au coeur d’une enquête qui semble bizarre en tout point.

 

J’avais laissé Patrick et Angela totalement meurtris de leur dernière enquête (voir note précédente). Là, ils s’offrent une pause dans leurs aventures. Et il en est de même pour leur psychopathe d’ami qu’est Bubba.

Si le livre est largement moins sombre que les deux premiers volumes, on retrouve tout de même les morts qui entourent l’intrigue,  les indices anodins qui se retrouvent tout de même importants ou encore les différents coups que se prennent nos héros.

Mais le ton général est celui de la détente. On se retrouve en Floride où entre deux investigation, Angie bronze et Patrick se met en short et profite d’un restaurant.  L’humour est tellement présent qu’on a l’impression de se retrouver dans une parodie de deux romans précédents. Le même humour présent au tout début de Darkness, take my hand avec certains  dialogues tellement décalés.

L’intrigue en elle-même n’est pas forcément passionnante avec une fin beaucoup trop facile mais on regarde évoluer le duo au fur et à mesure en découvrant des aspects plus légers de leurs personnalités.

Pas grand chose d’autre à dire sur ce roman tellement il est en décalage par rapport aux autres mais cela va changer avec Gone, Baby, Gone.

 

Something Kinda Oooh

Je ne suis pas un énorme fan de foot mais j’avoue apprécier le Barça. Pas comme la moutonnerie qui dure depuis trois ou quatres ans. Je suivais déjà les résultats de cette équipe depuis les Goikotxea, Bakero, Stoichkov (et pourtant je l’ai détesté celui-là), Laudrup, Witschge ou encore Romario. Sans oublier le magnifique passage de Dugarry.

Et puisque je parle des footixs (ce mot m’a toujours fait sourire), comment ne pas parler de la Premier League ?  Les clubs anglais les plus populaires en France sont généralement ceux du Big 4.

Manchester United, comme toute personne de ma génération, j’ai aimé par Cantona et tout le formatage d’esprit qu’on a eu sur ce joueur par l’équipe du dimanche, les pubs Nike, Bic & Sharp et les autres médias. Et puis il y a eu cette finale de Ligue des Champions  en 1999 (ok Teddy Sheringham y a joué aussi).  Maintenant, je suis toujours les résultats mais d’un oeil distrait qui le sera encore plus avec la future retraite de R.Giggs et malgré W.Rooney que j’apprécie.

Liverpool. Ok c’est un club de grande ampleur et historique. Tellement historique que la grande partie des fans actuels ont pour seules références la finale de Ligue des Champions contre Milan. J’apprécie Steven Gerrard mais je préfèrais les Fowler et Steve McManaman.

Ensuite viennent les deuc clubs de Londres.

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Lecture # 8 : Darkness, Take my hand

Une nuit, la psychiatre Diandra Warren reçoit un appel anonyme et menaçant qu’elle croit lié à l’une de ses patientes. Quand arrive au courrier une photo de son fils Jason sans aucune mention d’expéditeur, elle prend peur et demande de l’aide à Patrick Kenzie et Angela Gennaro. C’est pour les deux détectives le début d’une affaire bouleversante qui va les confronter à l’inacceptable, jusqu’à l’imprévisible dénouement.

Si l’histoire débute par une toute simple enquête de surveillance, on va se retrouver dans un roman noir très sombre.  Le titre, aussi poétique qu’il soit, n’est pas usurpé tant on est plongé dans une ambiance glauque, noire et désenchantée.

Le tueur en série torture ses victimes et ne les laisse pas en un seul morceau. Et, se sachant pourchassé, il décide d’inverser les rôles et commence à s’intéresser aux proches du duo. Ce dernier explore plusieurs pistes qui les font revenir sur leur jeunesse et notamment sur certaines fréquentations qui ont mal tournés.

Cette pensée est l’un des thèmes importants du livre, comment des jeunes issus du même quartier qui se côtoyaient sans forcément être amis, peuvent se retrouver à prendre des chemins complètement différents.  L’une des explications est la même que lors du précédent roman : ce quartier qui condamne certaines personnes sans qu’elles s’en rendent compte. Et que se passe-t-il lorsqu’ils se retrouvent des années plus tard les uns en face des autres.

Le coupable principal de ce roman est l’un des plus fascinants que j’ai lu ou vu (dans la fiction cela va de soi). Car en si peu de temps on découvre sa psychologie : l’homme est fait pour souffrir alors il ne faut pas s’en priver pour le faire.

L’un des autres points positifs de ce livre, c’est que l’auteur ne ménage pas ses héros. Enfermés dans une spirale de violence et de meurtres sanglants, ils n’en sortent pas indemne. Ils se prennent des coups, même le personnage féminin. Ils sont confrontés de manière directe aux évènements avec une menace imminente sur leurs proches. Psychologiquement atteints, ils ne cherchent qu’à se reconstruire et c’est là que le lien qui les unit, cette amitié qui dure depuis toujours, ressort le plus. De même que l’ambiguïté qui émane de cette relation.

Le livre est superbement bien écrit. Tellement qu’une fois passé le début poussif, qui est obligatoire pour tout mettre en place, on ne peut se détacher facilement du roman. De même, l’intrigue avance comme elle peut mais forcément si la première piste aurait été la bonne, le livre n’aurait duré que 20 pages. C’est ce qui amène le seul défaut que j’ai trouvé au livre : ce qui permet de se mettre sur la bonne piste est le fait que le tueur a fait de graves erreurs que personne n’a vu avant. A la première lecture, j’avais trouvé que cela été trop facile mais une relecture du récit m’a indiqué que certains indices étaient présents.

Le livre remplit totalement son rôle d’excellent polard, celui où l’on est pressé de connaître la fin et une fois qu’on a tous les éléments en main, on commence à regretter de ne pas être resté dans l’ignorance.  Il est pour moi, le meilleur roman des enquêtes de Kenzie-Gennaro.

Etant un fervent défenseur de la V.O, il faut tout de même souligner que la collection Rivages/Noirs qui édite les livres en français (et qui me servent pour cette relecture) est vraiment excellent avec un format qui tient bien en main, pas trop gros ou grand et est vraiment agréable à manipuler, surtout dans les transports.

Citation:

Au début, j’ai tué quelqu’un presque par hasard, j’ai ressenti remords, répulsion, dégoût de moi. Et très vite, plus par curiosité qu’autre chose, j’ai tué de nouveau, et cette fois, j’ai éprouvé des sensations, disons, agréables, apaisantes, un peu comme celles procurées par une bière bien fraîche à un alcoolique après une période de sevrage, ou par la première nuit d’amour à des amants séparés depuis longtemps.

Ciné Review # 11 : (500) Days of Summer

 

Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n’est pas du tout le cas de Summer. Cela n’empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée. (Allociné)

 

L’accroche de l’affiche annonce à quoi on va s’attendre: “This is not a love story. This a story about love”. D’ailleurs, c’est également l’une des premières phrases (la première ?) de la voix off du film.

Je m’attendais à une n-ième comédie romatique qui suivrait le schéma défini

1. le couple se rencontre  mais ils ne peuvent se mettre ensemble (à cause d’un(e) fiancé(e) ou qu’ils ne s’apprécient pas)

2. On se tourne autour pour finalement arriver à un baiser qui dure 3 minutes

3. On ne peut plus être ensemble car, aux choix, tu m’as menti pour qu’on se mette ensemble, mon ex revient en force, on est trop différent, c’est pas toi c’est moi, on me propose un nouveau job à 1500km de toi, j’ai piscine, cherche pas à comprendre c’est dans le script…

4. En fait je t’aime trop, on se remet ensemble et fin…

Là on s’en éloigne légèrement. De plus la construction du film est intéressante avec ces aller-retours entre les différentes journées. J’ai trouvé cela assez bien maîtrisé, sans que l’on s’y perde réellement.

L’un des autres atouts de ce film est que l’histoire se passe du point de vue masculin. Je n’ai pas de réel souvenir d’autres romances qui se font de cette manière en dehors de When Harry Met Sally… ou de Definitely, Maybe.

Niveau acteurs, le couple est bon, même très bon. Ils ont ce côté authentique qui fait qu’on y croit, surtout, qu’encore une fois, ils ne sont pas l’archétype du beau gosse et de la bombe. Même s’il est de bon ton de dire du bien de Zooey Deschanel (en même temps elle le mérite), il faut avouer qu’elle est parfaite dans son rôle de la jolie ingénue.

Concernant la B.O, rien de spectaculaire mais elle rend bien sur le film.

Par contre la toute dernière scène du film m’a légèrement déplu. Je trouve que le film aurait gagné à ne pas l’avoir, même si l’on retrouve  Minka Kelly ( Lyla dans Friday Night Lights).

Note: 4,0/5

Bande-annonce:

Lecture # 7 : A Drink Before The War

A-drink-before-the-war

Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont deux détectives privés de Boston. Le sénateur Mulken les engage pour retrouver une femme de ménage noire, Jenna Angeline, qui a disparu au même moment que certains documents confidentiels…

Premier roman de Dennis Lehane et première apparition du duo Patrick-Angie. Pas vraiment des héros, juste des personnes simples qui se trouvent être confrontés à des évènements qui les dépassent par moment.

L’enquête se voit du point de vue de Patrick Kenzie. Il est l’archétype du héros de roman noir habituel avec son côté mélancolique, torturé, grande gueule à la blague facile mais qui reste violent (un peu à l’image d’un John McLane dans Die Hard). De plus, Patrick doit faire face aux démons de son passé, symbolisés par le fantôme d’un père qu’il haïssait.

Il ne faut pas oublier Angela Gennaro. Considérée comme belle, elle est l’atout charme du duo. Cela l’aide à obtenir certaines informations sans utiliser la violence. Mais elle est confrontée à la dureté de son quotidien marquée par la brutalité d’un mari, Phil, mais dont elle ne peut se défaire.

Les deux héros sont amis depuis l’enfance, on y trouve donc la complicité que cela entraîne avec des dialogues souvent savoureux. Mais cette sincère amitié cache également une relation totalement ambigüe que les deux personnages cachent avec un certain humour.

D’ailleurs, cet humour est important  pour pouvoir plonger dans l’univers assez noir du livre. Les héros l’utilisent sans doute pour fuir la peur qui les parcourt à plusieurs reprises.

Car d’une simple enquête qui semblait anodine, on se retrouve dans une vision noire de la société américaine.

Sur un fond de course au pouvoir, les politiciens sont corrompus et véreux tout en entretenant un certain racisme qui est dans les mœurs de certains quartier de la ville. Ces zones où les pauvres blancs côtoient les démunis noirs. D’ailleurs cela se retrouve dans toute la société avec l’exemple d’un journaliste. Lorsqu’il publie des articles contre les politiciens, il est considéré comme un exemple de personne n’ayant pas peur de dire la vérité mais se retrouve à être un fouineur lorsque le lectorat s’aperçoit que l’auteur est de couleur noire.

Les deux personnages se retrouvent confrontés plusieurs fois à ce problème, et se posent (principalement dans le cas de Kenzie) des questions sur leur propre racisme ainsi que leur vision de la société qui les entoure.

La ville est une personne à part entière qui façonne ses habitants dans la bonne ou mauvaise direction mais aucun protagoniste n’y échappe.

Les deux principaux “méchants” y sont décrit comme monstrueux mais possèdent tout de même une face humaine.

Il en est de même pour Bubba Rogowsky, ami du duo de détectives mais qui se révèle être un total psychopathe.

De ce fait, le roman s’intéresse plus à la psychologie des personnages qu’à l’intrigue en elle-même, ce qui est sans doute le principal défaut du livre.

Niveau écriture, Dennis Lehane écrit bien. Très bien même. Les descriptions sont excellentes, notamment une scène de fusillade dans une gare à couper le souffle, tellement bien décrite, totalement chorégraphiée qu’on est en totale immersion.

Pour un premier roman, Dennis Lehane s’en tire très bien (pas du tout objectif étant donné que je suis un fan). Malgré le défaut de plus se focaliser sur des personnages torturés, plus que sur l’intrigue, le livre tient en haleine du début jusqu’à la fin sans réel moment de creux.

Bref, une excellente introduction à un duo de détectives que l’on prendra plaisir à retrouver dans Ténèbres prenez-moi la main (Darkness, take my hand)

A noter que ce roman aborde plusieurs points qui se retrouveront dans Mystic River.